Les saisons autour de nous

Les saisons autour de nous

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Nous nous rapprochons de plus en plus du printemps, mais attention ce n’est pas le calendrier qui va décider, mais bien la météo ! Ce n’est pas nous qui allons dire à nos producteurs ce que nous voulons consommer, mais la nature, à travers les producteurs.

Le choix prioritaire des produits locaux est important et fait montre de notre respect envers eux. Ne pas déjà exiger des asperges ou des fraises maintenant, car lorsque nos producteurs locaux proposeront les leurs, au sommet de leur quintessence, nous serons gavés par de médiocres et très abondants produits agro-industriels.
C’est ça aussi un consom’acteur qui mange et respecte son terroir.

Dans la nature, tout est cyclique: les saisons, les lunaisons, les semaines, le jour et la nuit, ...

Autrefois, les fermiers vivaient au rythme de ces saisons, en bonne entente avec la nature. Ils semaient au printemps, entretenaient la terre l'été, récoltaient à l'automne et se reposaient l'hiver. Aujourd'hui, nous vivons la partie la plus productiviste durant l'automne et l'hiver, période de dormance de la nature. Nous prenons souvent nos vacances durant l'été, saison où la productivité de la nature est à son meilleur niveau. Ne vivons-nous pas à contre-courant, à contre-sens, à contre-nature ?
Nous devons songer à sauvegarder la nature et la respecter, c’est indispensable. Apprenons à varier notre alimentation grâce aux légumes de chaque saison. En ce moment, les courges, choux, carottes et poireaux par exemple. L’hiver est une saison plus riche en légumes qu’il n’y paraît. Ils apportent à notre organisme tous les nutriments nécessaires pour aider à lutter contre le froid. Et côté cuisine, il est facile de varier les plaisirs en concoctant de multiples soupes, gratins et tartes. Au petit-déjeuner, n’oubliez pas les agrumes (mandarines, clémentines, etc.), on y a droit puisqu’il n’en existe pas de locaux et, citron sur le gâteau, ils sont disponibles en abondance, et riches en vitamines C, à condition de prioriser les productions raisonnées européennes.
Le printemps est annonciateur de nouvelles saveurs, avec l’arrivée de légumes nouveaux comme les asperges, les radis ou les betteraves, qui viennent agrémenter nos entrées. Et pour retrouver la ligne, optez sans hésiter pour les épinards, très peu caloriques.
Souvent prise pour un fruit, la rhubarbe fait aussi son grand retour. Ce légume riche en fibres est par exemple excellent pour le transit intestinal.
Au printemps, les pommes continuent de nous faire profiter de leurs bienfaits, en tarte, en compote, ou juste à croquer. Riches en fibres et en antioxydants, elles boostent le système immunitaire et protègent du cholestérol. D’où le dicton : « Une pomme chaque matin éloigne le médecin » et pas besoin pour cela de savoir bien viser :)

Les jours se réchauffant en mai et juin, les premiers légumes du soleil (courgettes, aubergines, laitue, etc.) commenceront à apparaître sur les étals, accompagnés des haricots ou encore des pois. De quoi réussir de belles poêlées et tartes salées !
Avec les beaux jours, réapparaîtront progressivement les fruits ensoleillés, comme l’abricot ou la pêche, et les délicieux fruits rouges, tous très riches en antioxydants. Sans oublier la tomate ! Cet incontournable de nos salades et de tant d’autres plats salés est en effet un fruit, bien qu’on le consomme comme un légume. Mais fruits ou légumes au fond, vous l’aurez compris, peu importe. L’important est de les choisir de saison.

La nature permet à l’homme de vivre aisément, elle pourvoit généreusement à nos besoins alimentaires pour peu que nous acceptions de suivre ses cycles saisonniers et harmonieux. Des fraises en plein hiver dans la nature n’est pas une chose envisageable, du moins sous nos latitudes. Les fruits et légumes sont plus savoureux en saison, ils répondent à des besoins nutritionnels du moment, ils sont moins traités, plus riches en antioxydants et enfin moins chers. Au-delà de ces arguments déjà bien alléchants, manger de saison est un engagement économique, mais aussi écologique, celui de soutenir l’agriculture locale en n’offrant pas le billet d’avion à des produits exotiques, on réduit la trace carbone et les désastres écologiques dans les pays qui cultivent un produit apprécié en Occident au détriment de leurs produits locaux. Respecter le rythme des saisons c’est être en harmonie avec la nature et avec soi-même ! Depuis toujours l’homme s’est adapté à ce mouvement cyclique et énergétique, à nous de nous réadapter à nouveau et de reprendre les choses en main avant que la nature ne nous l’impose.


Mon avis nutritionnel

Le poireau:
C'est un légume riche en minéraux (fer, potassium, phosphore, magnésium, cuivre et calcium). Son faible apport calorique (35 calories aux 100 gr) et sa teneur vitaminique et minérale élevée lui donnent une haute densité nutritionnelle. Il renferme une grande quantité de vitamines A, B1, B2, B3, B9 (acide folique) et C. Le poireau favorise le transit par sa richesse en fibres (2,27 g par 100 g). Il contient des composés soufrés protecteurs. De plus, les mucilages contenus dans son suc ont des vertus adoucissantes.

RECETTE RAPIDE AUTOUR DES POIREAUX  


La patate douce :
La patate douce est un très bon légume de diversification. Peu calorique, elle contient de nombreux micronutriments essentiels. Quelle que soit la couleur de sa chair, la patate douce renferme une quantité appréciable de minéraux, de vitamine A et d’antioxydants.

RECETTE D’UN DESSERT RAPIDE AUTOUR DES PATATES DOUCES  


Ma recette du mois:

RECETTE Tarte tatin d’endives aux poires  

Ma cueillette sauvage: de saison avec le Polypode

Le Polypode est une fougère parfois appelé réglisse des bois ou réglisse sauvage. En effet, son rhizome a été utilisé à des fins médicinales, mais aussi gastronomiques.

On peut l’utiliser toute l’année mais moi j’aime bien fin de l’hiver car c’est la période où elle a le moins d’astringence. On s’en sert également pour parfumer nos endives caramélisées aux poires, elle vient apporter un gout subtil de réglisse. Le rhizome, au goût amer et sucré, était autrefois utilisé pour aromatiser des confiseries, tel le nougat, car il contient une saponine, au pouvoir sucrant intense, correspondant à plus de 500 fois celui du sucre.

Il pousse un peu partout, vieux murs, rochers, souches d'arbres, il préfère les situations légèrement ombragées et les sols pauvres. Il pousse modérément, mais se ressème spontanément dans le sous-bois, sans jamais être gênant. Il se plaît dans les murs végétaux.
Quelle que soit l'utilisation qu'on veut lui prêter, le Polypode est pour moi une simple sucrerie, une friandise à mâchouiller durant une randonnée ou lors des travaux des champs. Ses vertus apaisantes et son goût puissant sont parfaits après un repas au feu de bois, c’est une tisane naturelle.



Ma recette de la cueillette sauvage:

RECETTE CRÈME GLACÉE AU POLYPODE  


Mon coup de gueule

Trouver toute l’année des tomates, haricots verts ou fraises sur les étals de nos supermarchés, on en vient à oublier que pour les fruits et légumes, tout est une question de saisonnalité !

Nous sommes pourtant nombreux à avoir été déçus après avoir craqué sur une barquette de fraises ou des tomates en hiver. Et au-delà du goût, les bénéfices d’une consommation saisonnière sont multiples pour notre santé, mais aussi pour la planète ! Pourquoi consommer des légumes de saison ? Un goût et des propriétés préservées. Les fruits et légumes hors saison sont souvent issus de pays lointains, où ils ont été cueillis bien avant leur maturité. Et s’ils continuent à mûrir pendant le transport, leur goût s’en trouve nettement dégradé, tout comme leurs propriétés. Les normes phytosanitaires des pays exportateurs ne sont pas toujours aussi exigeantes que celle des pays européens. En plus de limiter l’usage de pesticides, tout aussi néfaste pour l’environnement que pour notre santé, la consommation de produits de saison et locaux réduit en effet notre empreinte carbone. Moins de transport pour acheminer les marchandises, donc moins d’émissions de CO2 ! C'est aussi une question de coût: « Les saisons sont indispensables à respecter si on veut faire des économies et manger plus sainement. En effet, la dessaisonalisation est coûteuse, puisqu'elle implique des frais de transport élevés qu'il faut bien répercuter dans le prix de vente, même si on nous explique que dans les pays lointains la main-d'œuvre est meilleur marché ».

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